SUPERSTITIONS, GRI-GRI ET COMPAGNIE
Non, je ne suis pas superstitieuse.
D'ailleurs pour vous l'affirmer, je touche du bois, afin de ne pas avoir d'éventuels problèmes par la suite. Ce geste de conjuration existait déjà chez certains perses qui y voyaient une façon de se placer sous la protection du dieu du feu, et chez les Egyptiens qui pensaient ainsi profiter d'un magnétisme bénéfique.
Mais, je ne suis pas superstitieuse, notamment parce que je partage la vie d'un chat noir, vrai de chez vrai, depuis plus de 15 ans.
Entre rumeurs et croyances infondées, les chats adulés sous les Egyptiens et aimés des romains sont devenus les boucs émissaires de la chasse aux sorcières menée par l'inquisition au XIII° siècle pour mettre fin aux montées en puissance et multiplication de sectes pratiquant sorcellerie, magie noire et satanisme. Les adeptes de ces sectes considéraient que le diable s'incarnait dans les chats qu'on lui sacrifiait par ailleurs et les sorciers prétendaient qu'ils partageaient leurs pouvoirs.
Des milliers de chats fûrent ainsi brûlés jusqu'à ce que Louis XIII mit fin à cette pratique barbare.
Comment peux-t'on vouloir faire du mal à cette bestiole, comment croire qu'elle puisse avoir le moindre coté maléfique ?
Quoique...Mais non après tout ce temps, je peux vous le dire en toute certitude, le seul risque est de se prendre les pieds dedans !
D'ailleurs en Angleterre, le chat noir porte bonheur depuis que Napoléon, en ayant croisé un juste avant la bataille, perdit à Waterloo.
En préparant ce défi du 20, je me suis rendue compte qu'il existait une foule de superstitions dont j'ignorais tout, et que beaucoup se rattachaient à une interprétation religieuse. Comme le passage sous l'échelle qui apparaissait comme un sacrilège si l'on considérait que l'objet posé contre un mur, formait un triangle figurant la sainte trinité. De plus, ayant été au nombre des objets utilisés pour la crucifixion de Jésus, elle est devenue un symbole de cruauté, mort et trahison. Au point qu'au XVII° en France et en Angleterre, on obligeait les condamnés à mort à passer sous une échelle tandis que le bourreau la contournait.
On peut cependant échapper au mauvais sort, condamnés exceptés, en croisant les doigts jusqu'à rencontrer un chien (pourquoi un chien, je ne sais pas), en crachant par-dessus son épaule gauche (attention, c'est formellement interdit dans la rue) ou encore compter les barreaux. Si leur nombre est impair, rien à craindre.
Si rien ne traine dessus, je préfère passer dessous, plutôt que de faire le tour en descendant par exemple d'un trottoir, et risquer de me faire aplatir !
Et en volà une qui ne me pose pas de problèmes.
Dans le jardin, se trouve manifestement une mine de trèfles à 4 feuilles. En tous cas mon fils m'en apporte régulièrement. Certains ont même 5 feuilles si vous regardez bien les photos qu'il a faites.
La rareté du trèfle à 4 feuilles lui avait conféré son caractère sacré aux yeux des druides de l'ancienne Angleterre, vers 200 avant Jésus-Christ. Grâce à lui, on pouvait déceler la présence de démons et les contrecarrer par des incantations appropriées.
Aujourd'hui cultivé et produit en quantité importante, il garde tout de même une réputation de porte-bonheur pour beaucoup.
Il m'arrive en cas de recherches infructueuses, et je suis une très bonne chercheuse d'objets égarés, de m'adresser à saint-Antoine de Padoue, voire Sainte-Rita, patronne des causes perdues, pour les cas les plus épineux. Et j'estime qu'il s'agit de ma part plus d'une légère superstition que d'une croyance, car je pense qu'ils ont, en fait, autre chose à faire que s'occuper de mes petits tracas. Mais je dois avouer que j'ai ensuite toujours trouvé ce que je cherchais.
Maintenant, passons aux confidences. Et que celà reste entre nous ! J'ai des gri-gri.
Je vous présente Tinours, offert par une copine, il y a à peu près ouh là ! lisez vite...30 ans, et qui m'a accompagné pendant mes examens à la fac de droit. Il a parfaitement rempli son rôle en m'aidant à obtenir licence, maitrise et dess, master 1 et 2 de nos jours.
Puis les deux très précieux qui me donnent le sourire, me redonnent la pêche si nécessaire,
Ce personnage fabriqué par mon fils avec son grand coeur qui veille sur mes nuits, et cette boite à mots doux reçue de ma fille, il y a longtemps déjà et qui reste à portée de main.
Voilà, je crois que vous savez à peu près tout ce qui me concerne en fait de superstitions, gri-gri et compagnie. Je vais aller voir ce qu'il en est pour les autres participantes à notre défi du 20 dont je vous rappelle qu'il est ouvert à tous. Préparez un billet sur le sujet du mois, prévenez-moi et je mettrais un lien vers votre blog.
Les fidèles : Marie-Paule, Maryline, Mamylor, Sylvie, Pascalou, Passiflore, Vonette, Kriss, Manon qui nous a rejointes ces derniers mois, puis Soène qui a souhaité participer ce mois-ci. Peut-être les suivants aussi.
J'ai pensé que nous pourrions parler poésie le 20 juillet. Depuis les premiers petits poèmes appris à l'école, ceux que nous avons lu, entendus, éventuellement écrits, aimés ou détesté, la place qu'elle a eu dans notre vie, qu'elle a peut-être encore, dans quoi nous la trouvons ou non, si nous y sommes encore sensible ou non, allegique ou non...A votre guise.
Belle fin de semaine.
CHINE EN TROIS ACTES
Après une jolie semaine où j'avais pu briquer à loisir, maison et jardin, allant jusqu'à repeindre les meubles de jardin, le week-end de Pentecôte démarrait sous le signe infiniment renouvellé tout ce mois de mai, de la pluie !
Nous avons cependant fait le pari de passer à travers les averses. D'abord, moi seule, dimanche matin en faisant un saut à la brocante mensuelle, puis un peu plus tard avec ma soeur et Maman à Crissay, et nous avons plutôt bien joué puisque l'eau a attendu que nous soyons de retour à l'abri dans la voiture pour commencer à tomber. Malheureusement, nous en avons eu ensuite pour le reste de la journée.
Un chouette début à Chinon avec ceci.
Constatation évidente : il y a eu récidive du coté des arrosoirs ! Cette fois-ci, c'est son long cou qui m'a séduite. Je suis trop sensible !
Sur un même stand, ce sympathique bac émaillé et, coup de coeur, le miroir. Il est là, tel que je l'ai ramené, sale mais pas au point de ne pas refléter le ciel puisqu'on voit mon appareil. Vous pouvez constater qu'il était encore une fois complètement bouché !
Et deux spoutniks, vaisseaux startrek... Deux patères qui m'évoquent des créatures de l'espace, des petits martiens, robots...Elles me plaisent trop !
Autant vous dire que j'étais déjà très heureuse de ce début de journée.
Ma soeur et Maman m'ayant rejointe nous avons arpenté, un peu rapidement car le ciel était malgré tout menaçant, les rues charmantes de Crissay, où j'ai arrondi mon butin avec deux nouvelles trouvailles.
Un magnifique décamètre tout en métal, en très bon état. Juste un peu de rouille à enlever,
et une jolie paire de ciseaux.
Encouragée par cette matinée fructueuse, J'acceptais le lendemain de braver à nouveau la météo pour passer un moment à chiner à Amboise avec Carole et sa maman. Là, nous nous sommes fait rattraper par les averses avant d'avoir regagné la voiture, mais nous avions pratiquement terminé le tour des stands, les derniers étant installés, les pauvres, dans une terrible gadoue. Nous sommes toutes rentrées avec de jolies choses et surtout avons partagé un bon moment.
Mes achats :
casseroles et passoire pour ma mini-cuisine,
et cette "gamelle" exactement de la taille et la hauteur que je cherchais. Contrairement aux apparences elle n'est pas grise mais verte, je vous ai dit : la gadoue.
Chine en 3 actes , mais tout en métal par contre ! Et ce n'est absolument pas voulu.
Puisque nous sommes en juin, vous vous doutez que toutes ces "petites merveilles" ont depuis trouvé leur place dans la maison, ou dehors.
L'arrosoir est parti jouer à cache-cache avec la pivoine,
le petit miroir a rejoint la salle de bains,
le décamètre a intégré le casier à ficelles pour rester à portée de main. Son nettoyage a révélé un nouveau détail de charme. Chaque mêtre est ponctué d'un petit clou doré.
Du coté de la gamelle, un léger problème s'était fait jour. L'émail fatigué par l'usage était terni, chose que l'état de crasse dans lequel je l'avais trouvé, avait masquée. Après réflexion, j'ai décidé d'appliquer mon anti-rouille transparent qui donne une belle patine à mes objets rouillés, et le résultat est là : un superbe vert olive tout doux. En plus elle a exactement les proportions voulues pour occuper généreusement l'espace sans l'écraser. Je ne regrette pas d'avoir dérapé dans la boue et risqué la chute pour arriver jusqu'à elle.
Les spoutniks ont atterri dans ma chambre où ils ont remplacé un porte-manteau home-made.
Je ne crois pas vous avoir déjà montré le présentoir que m'a offert Carine. J'ai accroché ma seconde lampe en bakélite sur la tige réglable et groupé quelques éléments évoquant, à mes yeux, le chic parisien.
Au passage, voici ma lampe-pied à coulisse de couturière sur mon chevet.
Mon porte-manteau est arrivé dans la chambre d'amis, où il cadre mieux avec l'ambiance de la pièce.
Enfin, j'ai ajouté une note de modernité et de fantaisie à la suspension en ourlant les cadres d'un tissu Echino coloré et, en les montant en guirlande avec des attaches bijoux et quelques minuscules papillons.
Vous dire à quel point je suis ravie d'ouvrir les yeux chaque matin dans cette chambre !
Très bon dimanche.
RESTONS DEHORS !
Par écran interposé rien à craindre de la pluie, qui n'est d'ailleurs pas tombée ce jour de mai, jour de la brocante "spéciale jardin" de Montsoreau.
Probablement trop enthousiaste, j'avoue avoir été un peu déçue. Si les brocanteurs avaient dans l'ensemble joué le jeu, beaucoup présentaient de grosses pièces, grands vases, salons de jardin très chics...au détriment d'objets plus "casables" et tout aussi charmants.
De plus, malgré 4 passages je n'ai pas réussi à mettre la main sur le propriétaire du stand qui proposait des mangeoires et bassines sympa. Tant pis ! J'ai vu de belles choses, conversé à loisirs, ri et pris le soleil, puis ramené ces petites affaires qui ne sont pas si mal, donc contente quand même.
Ces pots à semis et à cactus ont ouvert le bal. J'aime en parsemer le jardin comme la maison, vous vous en êtes peut-être aperçu ?
Déniché sur le même stand ce jeu de solitaire qu'on peut utiliser dehors, n'est-ce pas ?
Une marguerite et plein d'autres fleurettes pour cette boite à poudre qui n'a pas volé un bon nettoyage.
Anémone et marguerite, nous sommes encore dans le jardin.
Autre marguerite, en porcelaine cette fois !
Enfin, il fallait bien que celà me reprenne avec toute cette eau que nous avons eu ce printemps, très utile :
Un nouvel arrosoir ! Si petit, si mignon, un peu cabossé, et parfaitement opérationnel, j'ai craqué !
Je l'avais posé avec les pots près de la cage en attendant de leur choisir une place, mais, finalement je les trouve très bien ici.
Il va falloir que je déniche des petites bornes solaires un peu plus jolies, mais pour le moment comme vous le voyez, les plantes et objets déco priment. D'ailleurs, je vous présente les deux petites nouvelles :
Une benoite dont j'attends l'ouverture des boutons pour l'installer en fonction de sa couleur, Geum rivale 'Flames of passion',
et ce géranium phaeum 'Calligrapher'. Aperçu récemment sur plusieurs blogs de jardinières émérites et visiteuses de Courson, j'ai été toute épatée de le trouver dans la petite jardinerie locale, qui il faut bien le reconnaitre, ne brille pas en général par la modernité de son offre. Vous pensez bien que je n'ai pas hésité la moindre petite seconde à en prendre un pied.
Moins florifères que d'autres espèces ils sont précoces, solides et fidèles, faciles à marier, bref, je les aime.
Le jardin lui-même, en plus de proposer de nouvelles plantes au gré des semis spontanés, offre des éléments de déco naturels.
Nid trouvé à terre dans le jardin de mes parents, deux oeufs de merle dont le cliché ne rend pas la couleur soutenue, trouvés à deux endroits différents du mien.
Le jardin, est définitivement pour moi, une source de délices sous toutes les formes. J'y grignote même quelques fraises ! MAis j'ai l'impression que les oiseaux ne nous laisseront pas de cerises.
Je vous souhaite une très très belle journée.
AU RIVAU
Le week-end dernier, les plantes étaient fêtées un peu partout.
J'en ai profité pour me rendre une nouvelle fois au Rivau, et profiter de ses atours de printemps. Coté fête, déception, je n'ai pas su trouver les bonnes infos, apparemment, les animations et stands ne sont prévus que le dimanche !
Du coup, j'ai le jardin pratiquement pour moi toute seule. Je vous fais faire un petit tour ? Je sais que celà fait plusieurs fois que je vous y emmène. J'ai donc essayé de ne pas vous montrer les mêmes choses. Et puis les œuvres qui ponctuent le parc changent assez souvent. Alors, on y va ?
Devant les bâtiments, la broderie est entourée d'iris magnifiques. Il faut être attentif pour se rendre compte de la diversité des espèces employées car elles sont proches les unes des autres.
Passé la porte, le potager nous accueille, avec une intéressante version de paniers à salades.
Le long des murs de la cour, les vignes conduites en petits arbres abritent d'autres iris dans des tons lie-de-vin et ocre. En temps ordinaire je n'en suis pas très fana, mais sous cette forme, je trouve l'accord intéressant.
Les douves sont tondues de frais, les rosiers en fleurs, et une incroyable allée de Véronicastrum encadre un ruban d'allium. Moi qui en ai UN pied dans le massif, çà me laisse baba !
Je traverse rapidement le sous-bois, non sans constater au passage qu'il en faut peu pour l'éclairer : une viorne judicieusement placée, quelques graminées et une rangée d'ails tout blancs. Mais je ne m'attarde pas car les moustiques me trouvent trop comestible, cette année encore.
J'admire les jeux de l'ombre et la lumière et hâte le pas vers l'allée de tilleuls, agrémentés d'un manchon de géraniums vivaces bleus.
Dans le bois, la forêt court toujours, les installations nous invitent tour à tour à jouer, nous poser, écouter, observer.
En retrouvant le pré et sa lumière, je m'aperçois que les paons se promènent librement dans le parc. Celui-ci passera à moins d'un mètre de moi. De larges bandes se rythment autour de trois plantes respectives, graminée, vivace, et bulbeuse différentes pour chaque. Je suis surprise de découvrir que ces fleurs rouges sont des anémones de Caen, utilisées d'une manière inédite, et en grand nombre.
Puisque les visiteurs sont peu nombreux, un des paons en profite pour s'attribuer un banc et poser pour un photographe muni d'un très gros téléobjectif. Le tour du parc se termine, ne reste plus qu'à longer le verger.
J'aimerais arriver à un aussi joli résultat avec mon rosier grimpant dans le cerisier !
Revenue à mon point de départ après cette agréable promenade si tranquille et sereine, je découvrais avec bonheur qu'un exposant était tout de même présent et proposait un joli choix de vivaces. J'eus tout loisir de bavarder avec eux puisque la foule ne se presserait que le lendemain et appris qu'ils exposaient régulièrement à Doullens où j'aimais tant me rendre quand je vivais dans l'Oise. Un petit bout de cette fête était venu jusqu'à moi. J'ai donc fait honneur à leur présence et effectué un petit choix d'une dizaine de plantes toutes plus belles les unes que les autres, et adaptées à mes conditions de culture. Je me suis raisonnée pour ne pas ramener de plantes qui toutes superbes qu'elles soient, auraient certainement souffert de mon sol trop léger, de mon élevage "à la dure".
Sont donc arrivées samedi midi à la maison, deux épimèdes yougianum, un rose et un blanc, un phygelius du Cap jaune, une Hakonoclea dorée (la graminée), une valériane officinale, un poligonatum falcatum (faux sceau de Salomon), une euphorbe characias "silver swann" au feuillage marginé de blanc, un géranium vivace macrorrhyzum "biokovo" rose, et une véronique spicata bleue.
Plantées dimanche après-midi, ces petites merveilles vont à coup sûr embellir mon jardin.
Finalement j'ai bien fait de venir le samedi !
Très bon week-end.
CHINE PAS ORDINAIRE
En descendant ma colline pour arriver au bord de l'eau et faire mon tour de brocante, j'étais loin d'imaginer ce qui m'attendait. Et pourtant toutes les chineuses connaissent cet espoir de trouvaille, cette possibilité de coup de coeur qui le fait battre plus vite.
Il faisait enfin beau après des journées assez épouvantables, et les marchands étaient venus plus nombreux qu'à l'accoutumée. Tout au bout de la promenade, je commençais par examiner attentivement le stand d'un brocanteur que j'avais déjà croisé mais jamais ici.
Vendant principalement du matériel scolaire ancien, affiches, tampons, trousses...Il avait apporté de véritables "perles", plaques photographiques superbement illustrées...Et ces petites presses à photos dont vous avez peut-être aperçu des exemplaires chez Carine. Où vous trouverez aussi des explications sur l'usage de ce matériel, elle s'y connait bien mieux que moi en la matière.
Elles sont venues mettre la touche finale à mon coin du reporter.
Appareil, caméra, pellicules, flash, matériel de développement, je crois qu'on y est. La chaise et l'oiseau, racontent eux, la chambre sous les toits de Paris, où vit notre reporter.
Après ce joli début, j'étais sur un petit nuage. La suite n'allait pas m'en faire descendre.
Ce petit pot que j'avais déjà repéré faisait partie d'un lot que je ne souhaitais pas acquérir entier à cause du prix d'une part, et du fait d'autre part, que la majorité des objets le composant figuraient déjà dans ma petite collection. [A ce stade, il faut bien reconnaitre que celà en devient une].
Si vous le voyez sur une de mes étagères, c'est que le marchand a eu l'extrème gentillesse de me le céder seul. Deuxième bonheur de chine, mais allait encore suivre...
...Un miroir tryptique et une table 50's ! Yeh !
J'ai encore du mal à y croire.
Juste un dépoussiérage, et hop sur la coiffeuse. Depuis le temps que je guettais sans en trouver. Cette série de voeux exaucés en peu de temps me sidère. Appareil à soufflet, caméra, accessoires, pot, miroir...et la table !
En chêne, avec ces pattes fuselées dont la photo ne rend pas le biais, typiques de ces années là.
Le plateau est pivotant et s'ouvre pour doubler sa surface. Le vernis du dessus était abimé mais le bois n'avait pas été atteint. J'ai passé plusieurs jours à la décaper sur la terrasse au soleil, qui a bien voulu m'accompagner jusqu'au bout. 3 litres d'acétone et beaucoup d'heures de travail plus tard, je l'ai traitée contre les tâches puis protégée avec de la cire antiquaire. Le damier est fait du même bois, seul le changement de sens du fil de ce bois crée la différence de couleur. C'est doux et subtil.
Pliée, elle est plus petite que la table en pin qu'elle remplace, ce qui facilite la circulation au quotidien. Nous ne prenons que le petit-déjeuner dans cette pièce, chacun à son heure. Elle est donc largement suffisante. En cas de besoin, je bénéficie en quelques instants d'une surface de travail de 90 sur 120 idéale et déjà testée.
J'aime tellement son allure élégante et haut perchée, un plaisir supplémentaire chaque matin.
Voilà, je pense que vous avez compris ce que cette chine peut avoir d'extraordinaire pour moi.
Avant de vous quitter, je vous montre l'arbre à petites bêtes que j'ai fabriqué avec le cadeau de Marie-Anne.
Très belle journée.
VERT, TRES VERT
Mon jardin, en cette fin mai !
Pourpre et doré aussi.
Peu de fleurs mais en pleine opulence ! Les plantes ont doublé de volume par rapport à l'an dernier.
Quelques belles journées en début de mois, ont fait sortir de nouveaux géraniums de leur torpeur et incité les clochettes des désespoirs du peintre à s'épanouir.
"Rothbury red" s'est plu au point de multiplier son volume par cinq. Il forme à présent une touffe remarquable et tient bien son rôle dans le massif. De plus il n'empêche pas ses voisines de prospérer, deux bébés stipes et une mini-euphorbe poussent à son pied. Je pourrais bientôt leur attribuer une place propre.
Le géranium phaeum "Raven" est d'un bleu insensé !
Une nouvelle verveine est venue apporter sa note vive, mes verveines de buenos-aire semblent avoir disparu de la circulation. L'hiver a sans doute été trop humide et peut-être parfois trop froid. Je les regrette beaucoup. Si celle-ci semble mieux s'adapter j'essaierai d'en trouver d'autres pieds.
Les bulbes continuent à fleurir tandis que de nouveaux feuillages prennent de l'ampleur.
La couleur des tulipes "Angélique" s'affirme, l'éléagnus déploit une robe d'un superbe ton argenté tandis que le petit géranium sanguin s'étale au soleil.
Ces narcisses plantés tardivement en novembre dans une terre qui n'avait pas encore gelé exposent leur jolies têtes entre berbéris et heuchéra pourpre. De l'art de se mettre en valeur !
Le chèvrefeuille sur la colonne a repris son escalade et l'arbre de judée est enfin en pleine floraison.
Les lamiers argentés, stachys lanata et lysimaques pourpres accompagnent les dernières tulipes.
Géranium renardii rivalise d'éclat avec les jeunes feuilles des lychnis coronaria. Je me rends compte à quel point ces feuillages gris sont lumineux malgré le ciel brouillé.
La viorne plicata, toute chétive qu'elle paraisse, est superbe, elle n'a pas encore manqué d'eau. Voyez l'état du sol autour, c'est la première fois qu'il y a de la mousse à cet endroit. Enfin, y avait car j'ai "sévi" hier après-midi. Et croisé une coccinelle et des pucerons. Annoncent-ils le beau temps ?
Devant la maison, tulipes et ancolies se sont brièvement rencontrées. La potentille a mis une touche de gaîté, les sauges, sisyrinchiums et deutzia attendent leur heure. Pourvu que le soleil ne leur fasse pas défaut.
Je profite de quelques journées plus calmes après de nouvelles intempéries pour rafraichir les meubles de jardin.
Couleur myrtille pour la terrasse. Au fond, la jolie brande du voisin, mais patience, mes arbustes poussent. Un jour je ne la verrai plus. Au pied du cerisier, mon fauve en cage. Sous le nom charmant de "Félicité et Perpétue" se cache un tempérament de feu. A peine ai-je essayé de l'aérer et le discipliner en le taillant un peu qu'il s'est mis à émettre plus de tiges que je n'en avais ôté.
Toujours du vert pour le coin "île de Ré", en attendant la floraison des roses trémières ou non.
Les pélargoniums ne se laissent pas décourager par l'humidité ambiante.
Je m'inquiète pour les rosiers. Certes, j'ai dans le jardin quelques spécimens que rien n'arrête,
comme 'mutabilis chinensis', mais il faut dire que c'est un rosier botanique, donc une force de la nature,
ou 'Sibélius', qui, tout hybride horticole qu'il soit, ne semble pas non plus trop affecté par les aléas météo.
Par contre, quand je vois où en sont les 'Pierre de Ronsard', 'et autres 'Belle de Crécy', 'Apollon Moss', 'Cuisse de Nymphe', 'Domaine de Courson', 'Astronomia', 'Burgundy Ice', 'Miranda'...j'ai peur que la pluie n'abime les boutons et ne gâche la floraison qui pourrait être extraordinaire si nous avions quelques jours de soleil en continu.
Enfin, j'essaie de patienter en admirant ce cadeau du jardin.
Après plus de quatre ans et demi d'attente, je suis heureuse de vous présenter
ma pivoine !
Colerette rose pâle et jupon bouillonné blanc. Celà valait la peine d'attendre.
Je conclus ce long post (trop long ? Je ne voudrais pas vous lasser avec les histoires de mon petit lopin, je suis sans doute un peu trop mordue. Dites-moi) en vous montrant le résultat du concours organisé par Marie-Anne à l'occasion de sa participation aux Journées des antiquités et ornements de jardin de Vieils-Maison les 1 et 2 juin. Nous devions lui montrer notre tablier de jardinière, cuisinière, bricoleuse...
Je lui ai fait parvenir ce cliché. Et le tirage au sort m'a désignée comme gagnante. Quelle chance !
Voici ce que j'ai reçu quelques jours plus tard.
Toute une famille de jolis papillons,
et une guirlande de charmantes petites bébêtes. Trop gâtée, comme je suis contente ! Merci Marie-Anne.
Je vous quitte, enfin, en vous souhaitant une belle journée.
UN JOLI PROGRAMME
Deux manifestations en ville pour se faire doublement plaisir en ce dimanche d'avril. Oui, j'ai toujours du retard ! Le bric-à-brac de Saint-Louand et son ambiance de quartier bon enfant, puis la fête des plantes sur les quais de Vienne.
Priorité au vide-grenier, les bonnes affaires se font vite rares, et il fait bien frais ce matin.
Voici le butin "amassé" en une heure.
Pour quelqu'un qui aime les vieux papiers, et les jolis dessins.
Pour moi de petites ferrailles.
Une faisselle, deux entonnoirs et six petits moules.
Enfin, une boite métallique.
Utilisée comme boite à cirage, elle contenait toute une série de brosses en bon état...J'ai eu le tout pour un prix défiant toute concurrence, mais ce sont l'étagère et toutes les cases et compartiments qui m'ont particulièrement plu.
Le tour des stands terminé, descente vers le bord de l'eau pour retrouver pépiniéristes, brocanteurs, fabricants d'ornements de jardin, paysagistes ...Du moins l'imaginais-je.
Et là, aïe ! Beaucoup moins d'exposants que l'an dernier. Le déplacement de la manifestation du début à la fin du mois, entre cette année et l'an dernier, y est peut-être pour quelque chose. Cependant, je ne rentre pas bredouille et adopte un beau petit rosier grimpant ancien.
Planté le lendemain, il n'a pas manqué d'eau depuis.
Un des entonnoirs s'est associé à la faisselle pour camoufler le flacon "d'eau dentifrice" du chat.
La boîte a viré au noir, étiquettes de vous-savez-qui.
Les moules sont venus la rejoindre,
bientôt suivis de cette plaque qui n'avait pas encore de place bien définie.
Comme la peinture était sortie, je me suis occupée, enfin, de l'échelle dénichée en mars qui attendait sagement dans le garage une décision sur son sort. Je crois que la cuisine lui va bien.
Très bon week-end.
BONSOIR
Manon prend goût à nos rendez-vous et nous a à nouveau rejointes pour le défi du 20.
Bonne nuit.
UN SAC, DEUX SACS...
Un nouveau défi du 20 pour parler de nos sacs à main, ou ce qui nous en tient lieu.
Celles d'entre vous qui fréquentent ce blog assez régulièrement le savent déjà, j'aime les beaux sacs vintage.
A ce jour voici le résultat de mes chines.
Neufs sacs, et une pochette. Si loin de l'époque où je pliais ma carte d'identité dans la poche de mon jean pour aller au lycée en mobylette !
Oui, mais voilà, j'ai un horrible aveu à vous faire.
Au quotidien, c'est cette chose informe et infâme que je traine ! Pas beau mais très léger, il a l'énorme avantage de ne pas maltraiter mes cervicales fragiles surtout cette fichue Atlas. Maintenant bien testé, je vais chercher un joli tissu solide et copier le modèle à ma sauce afin de joindre pratique et esthétique.
Et rassurez-vous, mes beaus sacs m'accompagnent pour les sorties, visites...où je n'ai pas besoin de les porter longtemps. Il ne restent pas enfermés dans le placard, ce serait trop triste.
Dans mon moche sac, en toutes circonstances, la plupart de ces objets.
En plus de mes clefs, papiers et clefs de voiture si nécessaire, cette pochette fleurie qui contient moyen de paiement, cartes de fidélité, un peu d'argent, les derniers tickets des courses pour faire les comptes, mes cartes de donneuse de sang, un papier avec les mesures des meubles à remplacer ou emplacements pour lesquels je suis susceptible de chiner un nouveau mobilier.
Son complément direct : cette jolie pochette en cuir offerte par ma soeur, trop belle ! Chéquier, stylo, papiers d'identités. Je préfère séparer mes papiers de mes moyens de paiement habituels pour ne pas avoir à les faire refaire si on me vole la pochette "à sous".
Dans la trousse au petit chat, mon bric-à-brac : bic, crayon noir, papier pour petites notes, tournevis depuis qu'une branche de mes lunettes a fichu le camp en cours de gym (le problème c'était surtout de rentrer en conduisant avec des lunettes qui basculaient régulièrement. Je suis trop myope pour conduire sans, hélas !), clé usb (on se passe des photos et on les copie sur les ordi les unes des autres quand les frangines viennent chez les parents), Roll-on anti nausées, spray anti yeux secs, indispensable en cas de crise. La brûlure est terrible et après avoir essayé trois sortes de larmes artificielles que je n'ai pas supportées, j'ai toujours un petit flacon de celui-ci à portée de main car les crises ne sont pas prévisibles et la douleur peut vite devenir insupportable.
Pour me "refaire une tête" un peigne, une lime et un petit miroir rond, pour les courses deux jolis sacs, puis quelques mouchoirs, un chiffon pour mes lunettes et un éthylotest, pas vraiment pour moi mais peut servir à quelqu'un d'autre. Il y a longtemps que le problème est réglé pour moi. Si je prends le volant ou risque de le prendre je ne bois pas. Et si j'ai bu, tant pis, je ne conduis pas.
Enfin, mon porte-monnaie, avec son petit canif ; pour les brocantes deux sacs qui ne craignent rien, un mètre ; en fonction de la météo, verres solaires ou parapluie, et quelque soit le temps deux marrons de la rentrée dernière, un gri-gri personnel lié à de bons souvenirs, renouvelé chaque année.
D'ailleurs, si nous parlions gri-gri, superstitions, fétiches et autres le 20 juin ? En avez-vous ou vos proches ? Etes-vous superstitieuses en général ou avez-vous une superstition particulière ? Faites-vous en y croyant ou pas de ces gestes comme jeter du sel par-dessus son épaule...Avez-vous un objet qui vous suit en permanence ou vous accompagne dans des moments particuliers ?
Je rappelle que ce rendez-vous du 20 est ouvert à tous, il suffit de publier un billet sur le thème donné d'un mois pour le suivant, le 20 et de m'en informer afin que je mette un lien vers votre blog.
Participent régulièrement à nos rendez-vous, Kiki, Marie-Paule, Pascalou, Vonnette, Passiflore, Maryline, Mamylor, Sylvie.
Faites comme moi, allez voir chez Elles.
Et passez une belle journée.
UN MOIS DEJA
que j'ai chiné ces objets à Montsoreau sous un bon soleil. Vite que je vous les montre avant d'y retourner demain.
Quelques bricoles et deux objets un peu plus conséquents, dont un exauçant un souhait, bien plus rapidement que je ne l'imaginais.
Un petit groupe de pinces à linge, bien anciennes, qui dans mon imagination prennent des allures d'hirondelles. Je les verrais bien tenir des photos dans leurs "becs". Idée à creuser.
La partie extérieure d'une applique industrielle qui serait si bien dans la cuisine au-dessus de l'évier mais je ne suis pas sûre que Monsieur souscrive à l'idée. Il faut que j'étudie la faisabilité technique avant de lui soumettre ce projet. Je ne peux pas m'y mettre toute seule, je ne sais pas quel fusible coupe l'alimentation.
Une cage ! Celà faisait longtemps que je n'en avais pas croisé, et tout à coup ...trop belle, je n'ai pas résisté ! Elle a trouvé sa place immédiatement, dans l'angle du carré semi-potager devant la cuisine. Cet espace est à l'ombre, ne reçoit pas la pluie et ne peut être occupé par quelquechose de haut puisque le volet y passe. Elle y est parfaite. Quand il fera meilleur, je lui trouverais des petites choses pour l'animer un peu.
Enfin, le "gros lot" du jour : vous l'aurez deviné, je pense.
Bien au chaud dans son étui de cuir, se nichait l'objet de mes vœux : l'appareil photo à soufflet. A un prix raisonnable. Bagues, boutons, déclencheur, système de fermeture, tout est en bon état et me fascine. Un nettoyage précautionneux lui a rendu son éclat, puis il a gagné le coin du reporter que je vous montrerais bientôt car depuis, l'histoire a connu un nouveau "développement".
Après la chine, quelques travaux d'aiguilles. Le retour du soleil m'a incité à fournir aux canapés du salon une tenue plus légère.
Les housses de lin blanc ont remplacé les plaids en fourrure, et j'ai craqué pour ce joli tissu de chez Linnamorata dont j'ai habillé quelques coussins. Le temps que les plaids rentrent du pressing, la météo avait à nouveau mal tourné et j'ai failli les remettre en place ! Mes jumelles ont retrouvé un étui qui me permet de les garder à portée de main pour observer les passereaux sans les déranger.
A gauche le ravissant guéridon offert par Maman qui a suscité de petits changements dans la déco, et pour lequel je cherche une poignée.
J'ai ressorti les rideaux de couleurs en attendant le plein été pour suspendre à nouveau ceux en chanvre. Nous aurons un peu d'été cette année, n'est-ce pas ? Il faudrait que je trouve un moyen de faire disparaitre cette télé ainsi que ce vilain téléphone, mais nous sommes tenus de conserver une ligne fixe pour des raisons liées au travail de Monsieur.
Enfin je termine avec ce cliché destiné à Sophie qui nous propose de nous dévoiler avec une photo présentant nos centres d'intérêts, goûts, activités au travers de quelques objets.
Chine, lecture, peinture, bricolage, détournement, découvertes, visites de lieux ou d'expo, jardin et jardinage. Ma famille*, mon chat, les partages via le blog, tout ou presque y est, je crois.
* l'illustration de fond du cadre est une copie d'une page d'un cahier de mon grand-père maternel.
Pour plus de détails, allez voir le blog de Sophie, si joli, qui fête sa première année.
En général, je ne participe pas aux nombreux jeux qui fleurissent au long des blogs, mais pour les copinautes, je fais une exception. J'attends le retour du soleil pour envoyer une photo de mon tablier de jardinière chez Vent de Terre qui nous propose un jeu charmant à l'occasion de sa participation aux journées des antiquités et ornements de jardins de Vieils-Maisons début juin. Allez lui rendre visite.
Maintenant je vais vous souhaiter un bon dimanche et filer dormir car demain c'est jour de chine.
A très bientôt.














































































































