L'OEIL ET LA MAIN

10 mai 2019

10 AVRIL, LE POINT DES EN-COURS

En plein printemps vous pouvez l'imaginer, les en-cours et leurs avancées ont principalement concerné le jardin.

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J'ai commencé par mettre en place la fenêtre et la persienne préparées le mois dernier.

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Pris le temps cette fois de protéger les persiennes chinées l'an dernier avant de les installer à nouveau dehors.

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Planté les cadeaux et achats des fêtes des plantes et préparé les potées d'annuelles, repris le vernis de l'escabeau,

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protégé l'échelle, repeint le petit salon de "Ré', la table rose pivoine, la grande table vert prairie, quelques objets de déco, replacé le tout dehors.

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En cours, la série de mobilier aubergine, à faire, les façades des tiroirs de l'escabeau. Les chaises prennent l'air, et l'eau ces jours-ci, en attendant le nettoyage qui devrait suffire pour elles.

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La pluie aidant, jai sorti mon aiguille pour faire, de ce carré de tapisserie trouvé au salon de Tours, un coussin pour la chambre de mon fils. Un travail tout simple, la seule difficulté tenant à la raideur et l'épaisseur  en double de la toile du motif à fixer sur celle de l'enveloppe.

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Je vous invite à présent à aller voir les belles avancées de mes camarades de jeu, Passiflore et Mamylor. Et si vous voulez profiter de l'élan que donne ce rendez-vous informel vous joindre à nous en publiant les avancées de vos en-cours le 10 du mois prochain.

Belle fin de semaine.

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07 mai 2019

CHINE ET JARDIN

Quelques trouvailles faites ces trois derniers mois, dont la plupart vont rester dehors.

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Je résiste mal à ces petites boites à vifs !

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Elle fonctionne peut-être, je n'ai pas encore essayé.

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Juste le temps de dépoussiérer le porte-pots de ménage, il était déjà installé.

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Un petit projet qui n'attendra pas trop longtemps pour voir le jour, j'espère.

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Le bac en plastique et le miroir de poche non, mais la jolie forme du toit...Coup de coeur. Le panier métallique et le pichet sont indépendants l'un de l'autre.

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Elles étaient deux sur le stand, une personne a demandé le prix de l'autre que je trouvais moins intéresssante, c'était le même pour les deux. Très raisonnable. Le temps que la personne réfléchisse, j'avais conclu pour celle-ci.

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Et pour clôre cette série, un de ces jolis bouts de ferraille que j'affectionne. Parfait, de surcroit pour parer les coups de tondeuse inopinés.

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Parce que ce blog atteint l'âge estimable de 11 ans, pour vous remercier de passer sur ces pages, je vous invite à partager un moment magique, une balade de l'autre côté du miroir dans un jardin fabuleux. Le jardin des Vigneaux.

Jusqu'à présent, je ne l'avais visité qu'au début du mois de juin, l'envie de voir d'autres facettes de ce lieu inspiré était si forte...Le généreux Duo m'a accueillie mi avril. Nous avons partagé un très bon moment et j'ai eu l'impression extraordinaire d'entrer dans le tableau. Un tableau vivant et changeant empruntant tantôt, à Chagall, tantôt à Gauguin, Matisse, voire à Dali ou Magritte, au Douanier Rousseau.

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Votre rêve de jardin nourrit les nôtres, merci les Duo.

Belle journée, à bientôt

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30 avril 2019

FOL AVRIL

Doux, glacial, cuisant, inconstant, féroce, généreux, ce fol avril a emporté le jardin dans un tourbillon palpitant, lâchant les couleurs à pleines poignées, distribuant plaisirs et surprises à foison.

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Le blanc même, s'est vu largement décliné.

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Corydalis ochroleuca, vinca minor alba, tiarella wherryi, arabis caucasica, syringa persica, eriostemon

Les tonalités des jeunes pousses rivalisaient de subtilité

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Physocarpus Diabolo, Buddleia Empire Blue, feuillage juvénile du rosier Bougainville, éléagnus ebbingei, soutenus par un feston de rosier Belle de Crécy et une giroflée

et de délicatesse.

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Cotinus Royal Purple

Des accords inédits naissaient.

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Helleborus, jeune tige du rosier Astronomia, tulipe Queen of the night, Lunaria purpurea, heuchera Forever Purple ; Lunaria purpurea, geranium Elisabeth Ann, Achillea Desert Eve cream

Quel bonheur de voir au lever le soleil entrer dans le jardin et faire rutiler les feuilles neuves.

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Cotinus Royal purple et berberis Rosy Glow ; Epimedium sulphureum, foeniculum purpureum, stipa gigantea

Comment regretter les fragiles floraisons évanouies des viornes et amélanchiers devant tant de gaieté  ?

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D'autant que de charmantes corolles s'offraient à l'admiration,

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Tulipes Angélique, Bleu aimable, White triumphator, Queen of the night

bientôt soutenues par le nuage insensé de la spirée de Canton, hésitant entre fontaine et cascade.

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Un peu à l'écart de cette agitation, le petit clos commençait à jouer de la feuille avec entrain.

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Iris panaché (de Jacqueline), hosta Saint-Paul, Heuchera Marvelous Marble

Dans l'allée des lierres, une onde bleutée éveillait le massif.

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Sur fond de feuillage de l'aster Ezo Murasaki et du fusain ailé compactus, geranium Stéphanie et cerinthes

Comment résister au charme mystérieux des clochettes gourmandes de cette adorable ancolie ?

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Aquilegia Chocolate soldiers

Arbres et arbustes intensifiaient les notes, haussaient le ton.

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Cercis siliquastrum (arbre de Judée), loropetalum

Les teintes se saturaient sous le ciel changeant.

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Berberis atropurpurea et malus Prairie Fire

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Sous le loropetalum, geranium sanguineum, rappel de la couleur de la giroflée en arrière-plan

Quelle joie de voir le bel iris nain, déplacé l'automne dernier, arborer trois magnifiques fleurs.

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Iris Cherry Garden

Découvrir les premières corolles du géranium se détacher sur les tiges pourpres de la clématite, retrouver la belle touffe des phaeums,

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Geranium monacense, geranium phaeum Samobor

espérer avoir trouvé le bon emplacement pour l'étonnant nandina Filamentosa,

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chavirer devant la viorne encore convalescente,

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apprécier autant les couleurs acidulées,

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Heucherella Solar Eclipse, carex ?, heuchera Tiramisu, geranium ?, Epimedium stellutatum

que les tendres nuances parant chaque recoin du jardin.

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Heuchera ?(Maryse), pulmonaria ?

Savourer de nouvelles associations,

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Polemonium caeruleum Apricot Delight sur fond d'ajuga catlin's giant et stachys lanata

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Fleurettes de brunnera Jack Frost, geranium sanguineum et deutzia Nikko ; Ajuga et Phlox subulata ; Brunnera et ajuga

voir des accords espérés se concrétiser,

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Scilles nutans, erodium pelargoniflorum

tout le jardin pétiller.

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Dès le premier jour du mois, recevoir l'inoui cadeau de ces roses,

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Ornement des bosquets

qui ne resteront pas longemps seules.

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Golden Celébration

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chinensis mutabilis

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Madame Alfred Carrière, adossée contre le pittosporum variegata Victoria. Au piede, deutzia Nikko et lithodora diffusa Heavenly blue

Ce fol avril a tout eu d'une fête baroque.

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Très bon premier mai.

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26 avril 2019

LE LUDE

Connaissez-vous ce château sarthois ?

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Du haut de ses murs, dix siècles vous contemplent. Une forteresse médiévale dont la construction s'est étalée du XIII° et XV° a succédé à la motte féodale initiale. Dont susbsitent encore ces tours impressionnantes,  les superbes douves et souterrains voûtés.

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Où l'on trouve également une somptueuse cuisine.

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Après la période des conflits entre grands seigneurs, et la Guerre de cent ans qui a vu l'occupation du Lude par les anglais, le château échoit au chambellan de Louix XI, puis celui de Louis XII et ses successeurs. L'architecte du roi René d'Anjou, le confie aux bons soins d'artistes italiens, chargés de le faire évoluer en lieu de plaisance. Emblématiques de cette époque, et rarement conservés, sculptés en haut-relief, les médaillons rythment élégamment la façade sud.

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Tandis que la Cour d'Honneur illustre la Renaissance Française postérieure.

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Au XVIII° avant la Révolution, l'éperon défensif est rasé pour faire place face au Loir, à une aile de style Louis XVI dotée d'une vaste terrasse.

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Mais avant de la découvrir, gagnons le Jardin Bas. Dessiné par Edouard André, ce jardin à la française offre, outre les bassins et topiaires classiques, des contreforts d'ifs entre lesquels sont plantés quantité d'arbustes et rosiers parfumés.

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Nous longeons le Loir, attirés par le joli toit du kiosque du Jardin de la Source. Ce petit jardin romantique présente une transition idéale avec le parc boisé.

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Sur l'autre rive du Loir, le Parc Agricole dépendant aussi du château. Sous les frondaisons, la promenade se fait botanique avec une collection d'arbres et arbustes rares, pour la plupart originaires d'Asie.

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Nous remontons vers le château en appréciant le potager, l'orangerie, le château d'eau, que je vous laisse découvrir par vos propres moyens. Suivent le dédale de fusains, les écuries, la sellerie, la sacristie et la chapelle.

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Parvenus au point haut des jardins, nous profitons de la vue en contrebas sur le jardin Bas et le parc Agricole, admirant au passage la statuaire.

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Puis nous nous dirigeons vers la façade Louis XVI et le jardin de l'Eperon.

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En y accédant par l'escalier, nous découvrons en premier lieu un élégant labyrinthe de buis suivi d'un jardin clos très sobre.

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Une roseraie plantée de rosiers d'origine chinoise pour la plupart s'organise en cadrans autour d'un bel axe central.

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Nous voici au terme de la promenade. Le château est une maison de famille, habitée et vivante. L'intérieur se visite, et l'on y voit de fort jolies choses, certaines très anciennes. Les photographies sont autorisées sans flash. Le manque de luminosité de cette journée d'août ne s'y prêtait pas.

Nous empruntons une petite rue et découvrons la dernière façade extérieure du château qui n'est pas sans rappeler une de celles du château de Blois avec sa statue équestre de Louis XII, enchassée dans un cartouche.

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Je ne sais pas si la balade vous a plu, j'y retournerais volontiers.

Très bon week-end.

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20 avril 2019

MIROIR

Mon beau miroir...

Leur usage et leur existence sont très anciens dans l'histoire de l'humanité. De l'eau dans une vasque, aux métaux précieux polis en passant par l'obsidienne, de la légende de Narcisse aux contes revus et corrigés par un célèbre cartooniste américain, ils paraissent avoir de tous temps ou presque, puisque littérature ancienne et archéologie en font état sous différentes formes dès les II° et III° siècles, avoir accompagné les hommes, au moins dans les classes aisées des civilisations.

Longtemps objets de luxe, somptueux miroirs vénitiens, objets attestant la qualité du "possesseur", galerie des glaces de Versailles qui signait un savoir- faire français conquis de haute lutte, trumeaux ornés de tableaux raffinés...L'objet s'est démocratisé avec les perfectionnements des techniques de fabrication et l'industrialisation. Le miroir de "barbier" est entré dans tous les foyers.

Souci d'apparence, de connaissance de soi ? Que cache le miroir si limpide ?

Car s'il est en principe, mécaniquement un fidèle reflet de ce qu'il encadre, nous, qu'y voyons-nous ?

Chez moi, des miroirs dans chaque pièce, cuisine exceptée. Non pas que je les utilise pour m'y regarder, ce qui ne m'intéresse pas du tout, mais parce qu'ils sont des fenêtres supplémentaires, d'incomparables apports de lumière. Ceux que je préfère sont les miroirs d'eau naturelle dans lesquels ciel et végétation se confondent.

A titre exceptionnel, je vous propose cet auto-portrait au miroir, et remercie Marie-Paule d'avoir choisi le thème du jour.

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Très heureux anniversaire Marie-Paule.

Chez elle vous trouverez la liste des participants et paticipantes au défi du jour, le thème du mois prochain nous est proposé par Soène.

Très bon week-end.

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10 avril 2019

10 AVRIL, EN-COURS TERMINES

Ce rendez-vous du 10 pour faire le point sur nos en-cours avec Mamylor et Passiflore est très efficace et stimulant.

La preuve :

- Rideaux finis

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et même accrochés.

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- Broderie terminée.

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Pour la finition il va falloir patienter un bon moment, je compte la mettre dans un trio de cadres. Il faudra donc que je brode les deux autres tablotins, ce qui attendra que j'ai concrétisé d'autres projets.

Qui dit printemps, dit jardin, où les activités ont repris. Le nettoyage des massifs est à peu près terminé et il devenait urgent de sortir les nandinas des pots dans lesquels ils ont habillé l'entrée pendant plusieurs années. Un surfaçage ne suffisait plus. Je n'allais pas jeter ces braves petits arbustes fatigués.

Ils ont pris place dans le fond de la cabane et ce sont des fusains panachés qui sont arrivés dans les pots. Le mois prochain, j'ajouterai des annuelles.

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Puis je me suis penchée sur le cas de la fenêtre récupérée chez mes parents quand ils les avaient fait changer. La première avait été utilisée, l'an dernier pour fermer ma mini serre. Celle-ci va me servir à combler un vide dans la haie sur le côté en attendant que les arbustes se régénèrent. J'avais d'abord pensé à apposer un adhésif miroir mais je suis tombée sur un rouleau d'opacifiant avec un motif de feuillage et je me suis dit que cela se fondrait mieux dans les ombres des végétaux.

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Enfin, je me suis "attaquée" à la persienne que Carole m'a offerte. J'ai décidé de lui conserver son aspect usé. Brossée, dépoussiérée mais pas poncée, je l'ai vernie et ai passé les ferrures à l'antirouille. J'attends le séchage complet pour la mettre en place et vous montrer le résultat.

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La fenêtre est derrière l'étagère aux zincs après l'arceau et le pot à droite.

Vous pouvez nous rejoindre si le coeur vous en dit, ce rendez-vous des copines, et pourquoi pas des copains, aide vraiment à avancer dans les projets.

Bonne journée.

 

 

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02 avril 2019

DOUX DEBUT

Que mars fut joli !

Malmené par les bourrasques, mais arrosé à satiété, le jardin s'est empli de feuilles et de corolles.

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La spirée Grefsheim jouait les fougères en déroulant ses branches,

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Le chèvrefeuille d'hiver régalait encore les butineurs.

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Le "Fond" s'étoffait et devenait, sur la suggestion de Maryse, le massif "Bords de Loire".

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Sous les rayons du couchant, l'Hanami local s'avérait un délice.

Pimpant et paré de mille couleurs, le jardin chatoyait sous le soleil revenu,

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Il jouait aux petites têtes qui montent, qui montent...Ou qui descendent.

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Noisetier tortueux jusqu'au bout des châtons,

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Stachyurus chinensis Celina.

Multipliait les scénettes charmantes.

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De nouvelles comparses se joignaient aux belles de février.

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Pulmonaire

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Persicaires

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Epimèdes

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Akebie

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Euphorbes

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Monnaies du Pape.

Nous avons assisté à des passages de relais millimétrés entre les arbustes.

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Dans la haie, relais impeccable entre les spirées Thunbergii et  Grefsheim.

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La spirée prunifolia, elle, attend que sa voisine viorne-obier soit fin prête pour lui passer la main. Rien ne presse.

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Devant la maison, le loropetalum a gentiment laissé la vedette au magnolia étoilé,

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avant de se transformer en cône éclatant.

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Dans le grand massif, la viorne a rangé peu à peu se pompons, tandis que le cerisier du Japon accrochait ses clochettes délicates, en si grand nombre que toutes ses branches en étaient couvertes.

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Les étoiles de l'amélanchier prenaient la suite avec entrain,

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pendant que le grand hellébore pâlissant se voyait couronné de l'éclat ambré des feuilles naissantes du physocarpus, traversé de lumière.

Chaque jour a apporté sa nouveauté, son plaisir.

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Les prochains arrivent déjà.

Belle semaine.

 

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24 mars 2019

LES DIX ANS DU JARDIN

Le jardin de la chineuse fête ses dix ans ce printemps.

Si je n'ai pas oublié les circonstances de notre aménagement, le fil des évolutions s'est fait plus flou. L'occasion était trop tentante de remuer les archives et vous en faire profiter si cela vous agrée.

Ce soir de fin octobre 2008, la pluie arrosait les pots des plantes d'intérieur comme d'extérieur groupés sous un sumac avachi et les gamins tiraient la sonnette pour avoir des bonbons. Automne pluvieux, hiver neigeux, le bilan fut tragique pour les plus fragiles.

Les survivantes se préparaient à investir le terrain.

2008 Grand massif

Voici un aperçu de ce qui deviendrait mon terrain de jeu favori. Ici, la partie arrière, sur laquelle donnent les pièces de séjour. Une gigantesque haie opaque de lauriers-palmes bouche l'horizon mais limite aussi la vue sur deux bâtiments sans attraits sis à quelques mètres. Devant elle, trois arbres, deux vieux lilas, le troisième sera enlevé car trop proche des fenêtres. Sur la droite, une cépée d'érables champêtres supprimée d'emblée, installée par les constructeurs du lotissement en ras de clôture comme celle qui est visible chez les voisins. Chaque parcelle a eu droit à cette aberration. Restent aujourd'hui ceux de la maison de gauche dont j'arrache des centaines de rejetons chaque année, disséminés dans les quelques 500m² du jardin. A droite le cerisier qui fait mon bonheur chaque année, plus pour ses fleurs que ses cerises largement appréciées des oiseaux du quartier. Derrière lui, tout à droite, reprise de la haie de lauriers jusqu'à la rue.

Le jardin est disposé en U autour de la maison mitoyenne par le garage. La base de ce U est légèrement plus étroite que les jambes. C'est de ce côté que l'on trouve la porte d'entrée, aucune autre ouverture. Y figuraient aussi un groupe de trois bouleaux cyclopés à hauteur d'un mètre vingt, au milieu du passage, et que nous n'avons pas conservé non plus. Côté rue, une haie de caducs plus un thuya, et le vieux sumac que nous avons occis.

Il est souvent conseillé de s'appuyer sur l'existant pour établir un jardin mais ici, les sujets adultes étaient vraiment trop mal placés. La maison avait été louée jusqu'à ce que nous l'achetions et personne n'avait essayé d'en faire quelque chose.

En ce beau printemps 2009, nous nous trouvions devant un espace de terre de remblai, cerné d'une impressionnante muraille verte sur deux côtés, d'une haie transparente l'hiver côté rue, muni d'un cerisier et deux lilas. Le tout autour d'une maison pratique mais banale et pas très bien proportionnée. Plus un petit décrochement carré devant la cuisine. Pourquoi faire un coin rentrant ? Idée d'architecte ?

2009 Cerisier

A gauche l'allée menant au portail et le carré de la cuisine. Surprise, ça déborde de crocus JAUNES et pas très frais. Enlever les bulbes, mettre de la terre fraiche, planter une partie des plantes fidèles issues de mon premier jardin. L'entrée est habillée de quelques pots et le pied de mur planté de quelques buis, un conifère pour couper la vue qui file depuis la rue jusqu'au fond du jardin, et le courant d'air. Un premier arceau est disposé à l'angle de la maison, marquant l'entrée dans cette partie du terrain. Quelques dalles de bois prolongent l'allée pavée et rejoignent la terrasse fraichement installée.

2009 Grand massif

Au fond, partie sur laquelle donne la grande porte-fenêtre du salon, la muraille verte qui se prolonge avec un retour sur la gauche. Visible en permanance, il est impératif pour moi de rendre cet espace plus varié, léger, agréable à vivre et à voir, en toutes saisons. Je démarre la création de ce que j'appelle le Grand Massif. Surprise : un rosier grimpant ROUGE sort de la haie. Pas non plus dans les couleurs que j'apprécie. En bas à gauche, les rescapées. Ce massif débute avec un gros handicap, jardinière pressée j'utilise une technique qu'on ne conseille pas : au lieu de bien préparer mon terrain, je dispatche les pots, une fois satisfaite de ma répartition creuse les emplacements nécessaires en laissant le reste autour tel quel. Mes plantes sont des guerrières, elles ont survécu à ça aussi. Désherbage et nourriture sont venus les aider un peu plus tard.

Un arceau pour le rosier taillé afin de l'inciter à sortir de la haie et une structure colonnaire à l'autre extrémité du massif viennent donner un peu de volume et de structure avant que la végétation ne puisse s'en charger.

2009 Haie

La haie de la rue subit une taille drastique, les arbustes ont grand besoin d'être rajeunis. Quelques arbustes et vivaces en avant-plan sont priés d'habiller leurs pieds dénudés.

2011 Cerisier

2011. Devant la cuisine, Pierre de Ronsard, moribond en 2009 s'est manifestement refait une santé. J'ai découvert que le cerisier que je croyais trop vieux, produit de délicieuses cerises. Je lui offre la compagnie du liane "Félicité et Perpétue". A droite de son tronc vous apercevez la brande que les voisins ont posée (accrochée de notre côté du grillage) pour suppléer le manque de haie à cet endroit, visible sur la première photo de 2008, à droite. Sans doute par esprit d'économie, les jardins ont été conçus avec des portions de haie, une fois d'un côté, une fois de l'autre, ce qui évitait de garnir en double l'intégralité des clôtures mitoyennes. J'avais commencé à remédier au problème en plantant les prémices du massif Lune dont vous voyez deux arbustes au pied de la brande à gauche. J'ai dessiné une amorce de massif en arc-de cercle d'où son nom de Lune pour fermer visuellement l'espace qui donnait vue chez nos voisins sans avoir à garnir toute la longueur. Cette solution est évidemment plus lente à produire ses effets, même avec des arbustes poussant assez rapidement, éléagnus et lonicera entre autre.

2011 Grand massif

Le Grand Massif s'étoffe, j'essaie de refaire une tête au lilas dont les grappes sont trop haut perchées pour qu'on en profite vraiment.

2011 Zen1

Devant l'entrée, je pars à la conquête de l'espace. C'est bête d'avoir ce terrain pour ne rien en faire, ne pas s'y poser car trop à la vue des passants. J'utilise deux jardinières à claustra pour filtrer les regards et plante trois petits arbres : un arbre de Judée, un magnolia étoilé et un cornus controversa panaché. Gros pari pour ce dernier qui se trouve en plein soleil et donne comme l'état de la pelouse vous le montre. La vue du milieu est prise sens rue vers fond, celle de droite en contre-champ fond du jardin-rue. Elle date de 2012 et vous montre l'Arceau qui outre sa jolie barrière, a reçu du renfort avec un berbéris et la pivoine, dégottée au milieu de nulle part dans la pelouse.

2012 Haie

2012 : Dans la Haie, les plantations basses prospèrent, les anciens arbustes gagnent du volume. Dans Lune, on reste encore bien petit. Un conifère devant la cuisine va venir camoufler la gouttière. Un second conifère en boule devient l'accroche du massif Angle.

2013 Grand massif

2013 : Le Grand Massif prend tournure. Je passe la clôture du fond pour élaguer la haie du côté extérieur. En trois après-midi, j'ai coupé tout ce qui dépasse. La haie acquiert, vue depuis le jardin, une relative transparence.

2013 Zen

Dans Lune, enfin, ça pousse, la brande devient moins visible, le liane "Neige d'avril" rejoint le groupe d'arbustes. Près de la terrasse à gauche, nous supprimons quelques mètres de grands fusains pour gagner de l'espace. Mon mari les remplace par des panneaux de bois derrière lesquels je peux ranger le matériel de jardinage. L'espace Ré est né, moitié sauvage, moitié cultivé. Le pied du cerisier est de plus en plus habillé. Les petits arbres s'acclimatent devant l'entrée.

Zen

2014 : Nous avons fait refaire la "marquise" au dessus de la porte d'entrée, je récupère les ardoises pour border les massifs et limiter le désherbage . Dans Lune, les plantes ont pris une belle ampleur. Un nouveau massif, double, Yin-Yang se crée autour des petits arbres au milieu du terrain. Invisible depuis l'intérieur, il offre un espace supplémentaire à investir et ralentit la vue depuis la rue et le portail. Sans fermer, ni étouffer l'espace, il permet de ne pas appréhender le jardin d'un seul coup d'oeil, le fait paraitre plus vaste et réserve la surprise de ce qui existe plus loin. Les jardinières à claustras remontent d'un cran vers la rue. Je crée un autre massif à gauche le long de la haie pour casser l'aspect rectiligne de celle-ci.

Grand massif

2015 : L'année du trop-plein ! Les plantes se plaisent et prospèrent au point que je dois déplacer des arbustes. Je revois les plantations sur l'avant du Grand Massif, déplacement et dédoublement de vivaces principalement. "Félicité et Perpétue" est parti à l'assaut du cerisier. Au pied comme dans la couronne de l'arbre, c'est lui tout seul.

Zen1

Des plantes complémentaires arrivent devant la Haie, le massif Lune est remanié et agrandi, Yin-Yang se pare de boules de buis et de vivaces.

Avril3

2016 : Les plantations sous le cerisier deviennent un vrai massif qui dessine en face de Lune un espace rond. Doté aux beaux jours du matériel adéquat, il devient un refuge quiet et douillet. Je profite de l'absence de locataires à gauche pour tailler sévèrement les fusains. La pousse incontrôlée des érables du terrain mitoyen les ont conduits à pencher tant et plus pour gagner de la lumière, il est temps de reprendre les choses en main. Dans Angle j'installe un nouveau rosier liane, "Madame Alfred Carrière". L'été s'avère sans pitié pour la pelouse !

Novembre5

La grande haie du fond devient trop difficile à maitriser, la décision est prise de la faire abattre. Les travaux démarrent fin octobre.

Décembre1

Tant qu'à être en chantier, tout y passe ! Les clôtures sont changées et réhaussées, le portail changé, les vieux pavés autobloquant remplacés par du béton désactivé et de petits pavés carrés, les dalles de bois par une vraie allée,la  terrasse également qu'on agrandit. Mon mari a enlevé les pavés, j'ai démonté l'allée et la terrasse, taillé toute la haie devant de façon à laisser un accès aux ouvriers et commandé les lierres qui grimperont sur les grilles et remplaceront à terme les lauriers. Nous n'avons pu, hélas, conserver le conifère à l'angle de la maison, que les travaux auraient condamné à brêve échéance. Je démonte les jardinières qui donnent des signes de fatigue et les associe à des morceaux de planche récupérés du chantier pour créer deux bancs touts simples. Je conserve les claustras pour les utiliser en tant que tels. En novembre je plante les rosiers  à racines nues, qui seront la base d'une des bordures créées sur l'ancienne emprise des haies.

Avril4

2017 : La disparition des lauriers a libéré un espace de 42 mètres sur deux de large en moyenne, dont 17 au fond du jardin, 25 le long de la clôture à droite. J'ai fait le choix de laisser les souches dépérir en place mais suis incapable d'attendre plus longtemps avant de planter.

Avril5

Mon fils m'aide à installer les treillis métalliques récupérés également du chantier pour former deux grandes arches, une au-dessus de Ré pour le liane "Veilchenblau", l'autre le long de la petite haie qui suit. Au milieu de la bordure côté droit, devenue "Allée des lierres", j'implante un dernier treillis plus large et plus court, de façon à former une cabane qui recevra une couverture végétale. Au fond, l'emplacement de la haie est recouvert d'une bonne couche de brf issue du broyage des lauriers (ce n'en est qu'une petite partie, le reste a été donné à la commune qui en échange nous a bloqué quelques places du parking en contrebas pour y faire passer les engins et avoir un accès pratique). Je crée des niches dans l'épaisseur pour insérer les premières plantes de ce qui reste à ce jour "Le Fond". Si quelqu'un a un nom à me proposer ?

Fête des jardins 4-06-16

J'ai eu largement le temps de cogiter l'hiver dernier et ai posé sur le papier la base de groupes de plantes qui s'ajouteront aux lierres et rosiers. Les plantes prévues et coups de coeurs prennent place progressivement. J'ai décidé aussi d'utiliser à nouveau les vieilles ardoises, cette fois pour en faire une rivière sèche. Elle occupe le passage qui, à l'arrière du Grand Massif, restait dégagé pour la taille de la haie, l'accès au revers du massif. Lequel va être un peu aménagé de manière à être aussi sympa à regarder que le côté face. Avec une poutre récupérée et les fonds des jardinières à claustras, je fabrique un semblant de ponton, dont vous voyez ici l'ébauche.

Juin9

2018 :Construction du cabanon prévu de longue date, après éradication des bambous des voisins. En bas à droite, démarrage du chantier de construction, au fond derrière Lune.

les plantations se poursuivent d'autant que j'ai la chance d'aller à Saint-Jean de Beauregard (merci les amis) qui recèle tant d'opportunités. Coups de coeur et découvertes ne manquent pas et enrichissent la palette du jardin.

Tout comme les rencontres, conseils et astuces de camarades jardiniers, échanges de plantes et graines, les charrettes dans le jardin d'André Eve auprès des bénévoles et de passionnés aguerris, les visites en bonne compagnie de jardins inspirants. Tout cela nourrit le jardin et la jardinière qui en sont très reconnaissants.

Quelques principes simples gouvernent le jardin qui doit avant toute chose être et rester un plaisir ; cela n'empêche pas d'y travailler.

Je jardine avec mon sol et mon climat, jamais contre. Quand une plante ne peut pas y pousser, je cherche un équivalent qui convient. C'est un challenge amusant. Les végétaux doivent être le plus autonome possible, notamment en ce qui concerne l'eau. Aucun pesticide n'y est jamais entré. J'essaie toujours d'utiliser autant que possible ce que donne le jardin et ce que je récupère.

Concernant les végétaux, je cherche des plantes fiables plutôt que rares ou inhabituelles. Ma palette couvre toute la gamme du rose le plus pâle au pourpre le plus profond, en passant par tous les tons de violet à bleu. Je n'aime pas le jaune à l'exception des nuances soufrées ou légèrement abricotées, ni les rouges que je trouve difficiles à associer et attirant trop l'attention pour un petit jardin comme le mien. Encore moins les oranges claquant sauf sur les feuillages automnaux, évidemment.

J'aime les roses anciennes et c'est un autre challenge de leur trouver compagnes et compagnons qui feront oublier leur absence en dehors des floraisons, les arbustes n'étant pas tous très attrayants. Car je veux que chaque massif garde un intérêt au fil des saisons.

Concernant la structure, j'ai fait en sorte que le jardin se découvre progressivement. N'ayant pas d'espace ouvert autour du terrain, je profite simplement des arbres alentour en espérant qu'on ne les coupe pas tous. Ils donnent une hauteur supplémentaire au jardin auquel ils s'intègrent visuellement. La place étant comptée, je n'ai pas utilisé de haies "intermédiaires" pour séparer les massifs, ni créé de chambre de verdure pour ménager les découvertes. J'ai préféré, décaler les massifs, utiliser des hauteurs différentes. Cela masque les vues tout en incitant à poursuivre la balade, allonge la promenade, diversifie les points de vue. Les feuillages pourpres disséminés dans le jardin constituent un fil rouge qui associe des ambiances différentes. J'aime aussi jouer des fausses symétries et répéter ici ou là un groupe de plantes qui va donner du caractère au massif.

Je laisse au jardin la latitude de s'exprimer et encourage les semis naturels qu'il m'offre généreusement. Stipes, verveines de buenos aires, geranium sanguin, pennisetum macrourum, violettes, cerinthes, valérianes, asters, hellébores de corse...se multiplient et créent des scènes largement aussi inspirées que les miennes.

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Cette vue d'ensemble du terrain date d'avant les travaux mais vous permet de vous faire une idée de la disposition des lieux. La taille des massifs a peu évolué. Vous pourrez constater qu'il reste une bonne proportion de pelouse. Dans ce jardin, on joue, on court, on lit, on dort, on rit, on partage...on vit.

L'histoire continue et je vous retrouve bientôt pour l'actualité de mars. J'espère ne vous occasionner d'indigestion verte.

Belle semaine.

 

 

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20 mars 2019

PREMIER AMOUR

"Parlez nous de votre premier amour", nous demande Antiblues pour ce défi du 20. Redoutable simplicité !

Etait-ce de l'amour, était-ce cela que je ressentais pour le premier garçon dont le prénom est apparu sur mes cahiers, ou celui qui me donna mon premier baiser, ou celui dont jai longtemps rêvé ?

Mon premier amour, bien plus précoce, toujours intense, présent, vivace, inextinguible, est l'amour de la lecture, contracté dès mon premier trimestre à l'école. Trois petits mois m'ont donné dès mes 5 ans la clé d'un monde multiple, infini. Un monde où toute frontière est abolie, toute période de l'histoire abordable, toute vie possible.

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Mes premiers petits livres n'ont pas résisté à mes quatre jeunes soeurs mais ils sont restés ancrés si profondément dans ma mémoire que je me suis procuré leurs jumeaux.

Aussi suis-je bien persuadée que mon premier amour en ce monde a été la lecture à laquelle je voue toujours une fidélité sans faille.

Autres histoires d'amour à découvrir chez les participants au défi du jour dont vous trouverez les liens chez Antiblues. Le thème du 20 avril que vous êtes tous invités à traiter sera donné par Marie-Paule.

Bon premier jour de Printemps.

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16 mars 2019

CHÂTEAU GAILLARD

En 1495, Charles VIII découvre au cours de la première campagne d'Italie, les merveilles du Quattrocento et surtout les splendides jardins du royaume de Naples. Conquis, il convainc 22 artistes de l'accompagner et donner corps à son rêve de paradis italien en France.

Au nombre de ces artistes Pacello de Mercoliano, moine et Maitre jardiniste, célèbre dans toute l'Europe.

C'est à Château Gaillard au coeur d'Amboise que naitra le Domaine Royal, offert en 1515 à Pacello par François I° contre un bouquet de fleurs d'oranger annuel. Le jardiniste y transpose pour la première fois en France les jardins à l'italienne, inventant l'art des jardins, acclimatant les premiers orangers en France, créant la prune Reine Claude, les cassettes à orangers, la serriculture, la perspective des jardins, sculptant les végétaux...

Empruntons l'allée bordée de 180 platanes plantés il y a 150 ans.

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Adossé au rocher, le château s'offre au soleil.

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Le charmant pont Médicis soigneusement restauré invite à la contemplation de l'Amasse.

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En cheminant le long de la rive, on peut admirer la meunerie XVII° et la chaumière XVIII°.

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Remontons vers les jardins pour découvrir les "Carrés Pacelliens" offrant succesivement fruits, fleurs, légumes, simples, roses, vignes mis en valeur par différents paillages minéraux et entourés de petits houx. Le houx était utilisé régulièrement dans cette fonction avant d'être remplacé au XVII° par le buis.

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Serres, murets, l'espace est habilement construit et exploité.

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Passons sous l'arche aux dauphins. Erigée en 1500, elle était la porte d'entrée des jardins, clos, à la fois pour se protéger des intrusions et créer un micro-climat propice aux plantes. Nous débouchons sur les Grands Parterres Royaux qui préfigurent les futurs jardins à la française et offrent la première perspective axiale devant le château en France.

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L'orangerie nous attend, avec, dans les caisses de culture et transport inventées par Dom Pacello, 60 espèces d'agrumes.

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En quittant l'orangerie, la vue cadrée passe par la fontaine, traverse la prairie pourvu d'un tentant coin sieste et file au-dessus de l'eau vers les confins de la propriété et ses grands arbres.

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Les sentiers nous appellent à profiter de l'ombre des arbres séculaires du parc de 15 hectares. Nous partons à l'assaut du côteau abritant de nombreuses grottes dont deux étaient habitées à la préhistoire, croisons un pigeonnier rupestre troglodyte du XV° comptant 200 boulins (donc pour une propriété de 100 hectares), une loge de vigne XVII°, une glacière XVI°...

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Au bout d'un des sentiers la source du domaine marquée de colonnes.

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En nous dirigeant vers le château nous découvrons la terrasse du XVII° posée sur une grotte abritant la chapelle. Elle conduit à la boulangerie du XV° vestige du château médiéval préexistant.

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La cour et la tour en vis datent également de l'époque du château fort.

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Le château est meublé dans l'esprit de la première renaissance italienne et abrite une collection exceptionnelle de 8000 vitraux réalisés selon les techniques du XVI°. Les nombreux éléments décoratifs, racontent l'Histoire de France, de Charles VIII à Louis XII et Anne de Bretagne, à la conjuration d'Amboise en passant par François I.

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Une restauration d'une ampleur énorme a été menée pour redonner vie et éclat au Domaine.

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Si le tarif d'entrée parait élevé de prime abord, sachez que l'on peut y pique-niquer au bord de l'eau ou s'y restaurer, qu'il est loisible d'y passer la journée afin de découvrir tous les charmes de l'endroit dont ce que je vous ai montré n'est qu'un extrait.

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Très bon dimanche.

 

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