LYON, SOUS LE SIGNE DE LA ROSE
Le périple "jardins" de cette année nous a menés vers des contrées totalement inconnues pour moi, si ce n'est par écran interposé.
Construit par Maryse autour de l'Isère, nous avons fêté le premier mai en nous octroyant une journée lyonnaise.
Le début de matinée nous voyait grimper les collines de Sainte-Foy-les-Lyon pour découvrir à la Mulatière, La Bonne Maison. Ainsi nommée par Odile Masquelier, créatrice du jardin, en référence à la Malmaison où Joséphine de Beauharnais laissait libre-cours à sa passion botanique.
Quelques 800 rosiers ont été rassemblés ici par une débutante qui s'est prise au jeu depuis 50 ans, jusqu'à devenir une experte parcourant le monde, sans cesse, à la recherche de nouveaux trésors végétaux.
Parfaitement mis en scène, beaucoup de sujets se suffisent à eux même, à l'image, saisissante, de ce splendide liane, Banksiae Lutea, que le cèdre voisin ne peut éclipser.
Certains vieux sujets peinent, arrivent en fin d'existence. D'autres sont victimes des aléas météorologiques de plus en plus marqués. Le jardin est géré dans le respect de la nature et de l'environnement, sans produits chimiques, avec des tontes différenciées...pour le plus grand bonheur des rosiers et autres plantes.
Car nous avons vu aussi de très jolies pivoines, de beaux cercis et prunus, un vénérable Mélia Azedarach...Différents jardins et atmosphères se succèdent, portés souvent par les changements de couleur.
La propriétaire des lieux a appris l'art de la culture des glycines en pots et y excelle.
Elle a mis pendant des années toute son énergie et sa volonté à façonner ce jardin, obtenir des végétaux ce qu'elle en attendait, dénicher les pièces rares qui l'orneront.
Quel plaisir que cette passion nous donne à voir aujourd'hui, tant de rosiers dans leur plénitude !
Nous sommes redescendus vers Lyon et son sixième arrondissement afin de pique-niquer et arpenter les allées de l'immense Parc de la Tête d'Or, admirant la ville au fil des rues.
Nous avons déjeuné tranquillement installés dans une contre-allée adossée aux anciennes serres. Quel cadre privilégié !
Le parc créé par les frères Denis et Eugène Bühler a ouvert en 1857, avant même d'être achevé. Aujourd'hui, accessible à tous, il offre sur 105 hectares, un parc botanique de 8 hectares, un zoo, une roseraie...Pédagogique, il offre de nombreuses collections astucieusement mises en valeur, des espaces présentant différents milieux et leur végétation, comme la mare ou le jardin alpin, les zones sèches ou humides, le tout très agréablement paysagé, plusieurs serres thématiques...L'ensemble étiqueté pour l'information des visiteurs et amateurs, sans oublier toutes les sources de distractions et de délassement offertes aux promeneurs.
Il est également tourné vers l'avenir et sa pérennisation, à la recherche de solutions végétales et de culture s'adaptant aux nouvelles donnes climatiques.
Après un dernier tour de ville au cours duquel nous avons vainement cherché à stationner pour prolonger nos découvertes, nous avons regagné notre gîte si calme afin de digérer toutes ces premières émotions et nous préparer à la suite.
Qui arrive bientôt.



















